4.04.2026

2026年3月のイベント / Événement culturel de mars 2026

 20263月7日開催 「第4回書道アトリエ」

~ 4 ème  Atelier de calligraphie ~


伊東 麗

Animé par Madame Urara ITO

Samedi 7 mars 2026 de 14h 15 à 16h 45

Maison des associations Garibaldi à la salle Roussala


4回書道アトリエのご報告 

 ニース日本人会主催3月の文化イベントとして、37()に第4回書道アトリエ」を開催し、今回は少数の参加者で尚一層、充実したアトリエとなりましたのでご報告致します。

当日は1415分より導入講座として、昨年に引き続き表意文字である漢字と表音文字である日本文字との関係。そしてその歴史と発展がさらに詳しく田島三保子氏により説明され見解が語られました。内容は以下;

まず12千年前頃の氷河期終了による温暖化と共に海水上昇が起こり日本は完全に大陸から分離されて以来、特別な環境による独自の文化が育つ国となった。そして縄文時代(14.000BC300BC)には土器の分野において世界に類を見ないほど芸術性と美的感覚に秀でた作品が生まれているにも拘らず文字の記録は無く、語り伝えによる技術伝承であった。以上については、日本人の感性の強さが言葉を上回る現象となり、文字の必要性がなかったのではないか?と想像される。その後弥生時代(300BC250AD)となり稲作が盛んになり始める頃、少しづつ中国の文字である漢字が伝来し、飛鳥時代の天才摂政、聖徳太子(7世紀)による仏教の薦めと共に経典も輸入され、漢字が日本に浸透し始めた。しかし日本人にとっては難解である漢字経典を理解する為、覚書きとして漢字傍らにつけられたメモが漢字の片方だけを記した片仮名がとなり、日本の発音に合わせた漢字を安易に早く書く為に、変化させた文字が平仮名である。そして日本独自の文化が花開いた平安時代(8世紀~12世紀)には平仮名と漢字のみで書かれた女流文学で世界的名作となった「源氏物語」が生まれている。庶民への文字普及は江戸時代であり、街に数多くあった教育施設「寺子屋」にて僧侶、武士,神官、医者が指導を担当した。表音文字である平仮名、カタカナ(主に外来語に使用)と表意文字である漢字を合成して書かれる和文が公的に確立したのは明治時代である。

書道については平安時代の “和様”と呼ばれる自然や情感を表現する書風、そして後の鎌倉時代に広まった禅の精神を持つ“書”も加わり、日本の重要な芸術として江戸時代に位置づけられた。(以上、導入講座概要)

1500分からは1時間30分間に及ぶ書道アトリエが伊東麗氏指導により開かれ、最初に書道の基本である、座る姿勢、筆の持ち方、墨の含ませ方の説明があった後、参加者全員が太筆で「はな」というひらがなを書きながら、筆の使い方である「止め」「はね」「はらい」の三っつの動きの指導を受けました。次にその漢字である「花」を書き、筆の入れ方と進む勢い、そしてその動きの止め方に対する呼吸、同時に漢字文字の持つ美しい形への心配り等を実践し、精神統一の世界を経験されていました。仕上がりは参加者それぞれの違った個性が字体に現れ、興味深い結果となった次第です。次に各自の望む漢字書きとなり、「光」「今」「在」「私」「我」「自由」「日光」等が書かれ、最後に自分の名前を細筆でカタカナで書き入れ、完成させました。その作品を皆さん喜びと共に持ち帰られましたが、とても満足そうでした。アトリエ中、参加者の皆さんは大変集中力を持って日本の書の表現を学ばれ、日本の書の精神に近づかれている姿が感動的でした。

指導者伊東麗氏に感謝致し、また御参集下さった参加者の皆様にお礼を申し上げます。                                                                ニース日本人会

*当日の写真はこちらからご覧いただけます。

Compte-rendu du 4ème Atelier de Calligraphie

Notre 4ème Atelier de Calligraphie s’est déroulé le samedi 7 mars dans le cadre des événements culturels organisés par l'ARJNCA. Comme le nombre des participants était cette année moins élevé, nous avons pu avoir des échanges très enrichissants.

Ce jour-là, à partir de 14h15, Mme Mihoko TAJIMA a, comme l’année dernière, donné une conférence d’introduction sur la relation entre les kanjis, qui sont des caractères idéographiques, et les caractères japonais, qui sont des caractères phonétiques. Mme Mihoko TAJIMA a également présenté leur histoire et leur évolution qui sont exposées dans les paragraphes suivants :

Tout d’abord, il y a environ 12 000 ans,  la fin de la période glaciaire a entraîné un réchauffement climatique et une élévation du niveau de la mer, de sorte que le Japon s’est complétement coupé du continent. Depuis cette période, le Japon est devenu un pays où s’est développée une culture uniques qui est liée à son environnement particulier. Ainsi, la période Jômon (de 14 000 à 300 av. J.-C.) a vu naître une céramique d’une qualité artistique et d’un sens esthétique unique au monde alors même qu’il n’existe aucune trace écrite de cette époque, la tradition orale étant le seul vecteur de la transmission des techniques. On peut donc supposer que la sensibilité artistique des Japonais dépassait le besoin d’écriture qui devenait ainsi superflu. Par la suite, pendant la période Yayoi (de 300 av. J.-C. à 250 apr. J.-C.),  alors que la riziculture prenait de l’importance, les kanjis ont progressivement été introduits au Japon. Parallèlement à la promotion du bouddhisme par le prince Shôtoku qui fut le remarquable régent de la période Asuka au VIIème siècle, les kanjis ont commencé à se répandre au Japon. Cependant, comme les Japonais déchiffraient difficilement les textes classiques rédigés en kanjis, des notes ont été ajoutées afin de faciliter leur compréhension. Ces notes étaient écrites en katakana, chacun d’eux correspondant à la moitié d’un kanji. Quant aux hiraganas, ils ont été créés pour accélérer la transcription des kanjis en tenant compte de la prononciation japonaise et ils correspondent à une forme modifiée des kanjis. Puis vint l’époque de Heian qui dura du VIIIème siècle au XIIème siècle. Elle se caractérise par l’épanouissement d’une culture propre au Japon et c’est pendant cette période qu’a été écrit Le dit du Genji, chef-d'œuvre mondialement reconnu de la littérature féminine, qui se compose uniquement de hiraganas et de kanjis. C’est à l’époque d’Edo que s’est généralisée l’alphabétisation du peuple dispensée dans des établissements privés dénommés terakoya, l’enseignement étant assuré par des moines bouddhistes, des samouraïs, des prêtres shinto et des médecins. Le système d'écriture japonais a été officiellement établi à l’époque de Meiji. Celui-ci combine les caractères idéographiques que sont les kanjis avec les caractères phonétiques que sont les hiraganas et les katakanas (principalement utilisés pour les mots d’origine étrangère).

En ce qui concerne la calligraphie, le style Wayo de l’époque de Heian, qui exprimait la nature et les émotions, ainsi que la calligraphie imprégnée de l’esprit zen qui s’est répandue par la suite à l’époque de Kamakura, ont conféré à cette discipline artistique une place majeure à l’époque d’Edo. (Fin du résumé de la conférence d’introduction)

À partir de 15h, un atelier de calligraphie d'une heure et demie s'est déroulé sous la direction de Mme Urara ITO.  Celle-ci a d’abord expliqué les bases de la calligraphie que sont la posture assise, la tenue du pinceau et la technique d’imprégnation de l’encre.  Ensuite, chacun d’eux, muni d’un gros pinceau, a écrit en hiragana le caractère  « hana » ( はな) tout en bénéficiant des conseils de Mme ITO concernant les trois mouvements essentiels du pinceau que sont les arrêts (止め), les envolées (はね) et les brossages  (はらい). Ensuite, Mme ITO a écrit le kanji (fleur) en veillant à la beauté du caractère. Elle était également attentive à l’élan initial donné au pinceau et à la maîtrise de la respiration au moment de l’arrêt du mouvement, ce qui suppose une pleine concentration de l’esprit. Le résultat final était très intéressant car la personnalité de chaque participant se reflétait dans son écriture. Puis chacun d’eux a écrit le kanji de son choix, tel que   (lumière),  (maintenant), (présent),  (je), (moi), 自由 (liberté) ou 日光 (lumière du soleil) et pour finir, chacun a écrit son nom en katakana à l’aide d’un pinceau fin. L’atelier a visiblement donné satisfaction à l’ensemble des participants qui sont partis en emportant les dessins des caractères qu’ils avaient tracés. Pendant tout l’atelier, l’ensemble des participants a fait preuve d’une concentration remarquable lors de l’apprentissage des notions de base de la calligraphie japonaise et il était émouvant de les voir s’approcher de l’esprit de cette discipline artistique.

Pour conclure, nous souhaiterions remercier notre animatrice, Mme Urara ITO ainsi que tous les participants de l’atelier.

 L’ARJNCA

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